# Le Comptoir du Rachat d’Or : avis
Le marché du rachat d’or connaît depuis plusieurs années une croissance soutenue en France, portée par la volatilité économique et l’attrait persistant des métaux précieux comme valeurs refuges. Face à la multiplication des acteurs proposant leurs services d’évaluation et d’achat d’or, les particuliers se trouvent souvent démunis pour identifier les opérateurs fiables et transparents. Le Comptoir du Rachat d’Or s’inscrit dans ce paysage concurrentiel avec une offre qui suscite des retours d’expérience variés. Comprendre les spécificités de cette entreprise, son modèle tarifaire et la satisfaction réelle de sa clientèle permet d’éclairer vos décisions lorsque vous envisagez de vendre vos bijoux, pièces ou autres objets en métaux précieux. Cette analyse détaillée examine les pratiques commerciales, les procédures d’évaluation et les témoignages clients pour vous fournir une vision objective de ce qu’offre réellement cette enseigne.
## Présentation et positionnement du Comptoir du Rachat d’Or sur le marché français
Le secteur du rachat de métaux précieux en France compte aujourd’hui plusieurs centaines d’opérateurs, allant des bijouteries traditionnelles aux sociétés spécialisées exclusivement dans cette activité. Le Comptoir du Rachat d’Or figure parmi ces acteurs avec une structure organisationnelle qui soulève des interrogations quant à sa transparence. Selon les documents officiels, l’entreprise opère sous la dénomination LCRO (LE COMPTOIR DU RACHAT D’OR GOLD AND SILVER INTERNA), immatriculée au registre du commerce sous le numéro 877 952 564, avec un siège social situé à Sarcelles. Cette société se positionne dans le commerce de gros de minerais et métaux, un secteur qui génère annuellement plusieurs milliards d’euros en France.
L’approche commerciale privilégiée par cette enseigne repose essentiellement sur des déplacements itinérants dans différentes villes françaises. Contrairement aux boutiques permanentes qui permettent un ancrage local et une relation client durable, ce modèle consiste à s’installer temporairement dans des hôtels ou restaurants pour proposer des sessions de rachat concentrées sur quelques jours. Cette méthode présente l’avantage théorique de rapprocher le service des vendeurs potentiels qui ne disposent pas nécessairement d’une agence de rachat à proximité immédiate de leur domicile. Cependant, elle soulève également des questions légitimes concernant la traçabilité et la possibilité de recours en cas de litige après le départ de l’équipe.
Le positionnement tarifaire constitue un élément différenciant sur ce marché hautement compétitif. Les témoignages recueillis indiquent que le Comptoir du Rachat d’Or pratique des prix d’achat significativement inférieurs aux standards du marché. Un cas documenté mentionne une proposition de 200 euros pour 14,20 grammes d’or 18 carats, alors que le même lot a été revendu ultérieurement 600 euros en bijouterie traditionnelle. Cet écart substantiel illustre l’importance cruciale de comparer plusieurs offres avant de finaliser toute transaction, particulièrement lorsque les montants en jeu représentent des sommes importantes pour votre budget familial.
La structure d’entreprise elle-même mérite attention. Avec un capital social modeste et une équipe réduite, l’organisation diffère considérablement des enseignes établies disposant de multiples points de vente permanents et d’un personnel formé aux techniques d’évaluation gemmologique. Cette différence structurelle se reflète inévitablement dans les pratiques commerciales, les protocoles d’é
commercialisation et les protocoles d’évaluation des métaux précieux. Dans ce contexte, il est essentiel pour le particulier de ne pas se laisser impressionner par le discours commercial et de venir en rendez-vous avec une idée précise du cours de l’or et des prix de rachat pratiqués par d’autres acteurs plus établis.
Processus d’évaluation et de cotation des métaux précieux au comptoir du rachat d’or
Le cœur de l’activité d’un comptoir de rachat repose sur la capacité à évaluer rapidement et correctement la valeur de vos bijoux, pièces ou lingots. Le Comptoir du Rachat d’Or communique peu sur la technicité de ses méthodes d’analyse, ce qui contraste avec certains concurrents qui détaillent leurs procédures (balance certifiée, test de pureté, affichage du cours en temps réel). Les retours d’expérience et les standards du secteur permettent toutefois de reconstituer, au moins en partie, la manière dont l’enseigne détermine le prix qu’elle vous propose pour vos métaux précieux.
Méthodologie de pesée et de test de pureté par fluorescence X
Dans un rachat d’or sérieux, la pesée s’effectue sous vos yeux, sur une balance homologuée et contrôlée régulièrement par un organisme indépendant. Les professionnels les plus transparents montrent le poids brut, puis le détaillent éventuellement par type d’alliage (9, 14, 18 carats, etc.). Au Comptoir du Rachat d’Or, plusieurs témoignages indiquent un manque de pédagogie sur cette phase-clé : le client se voit annoncer un poids et un montant global sans explication détaillée ni remise d’un ticket de pesée distinct. Pour vous, cela complique la vérification de la cohérence entre le poids affiché et le prix proposé.
Concernant la pureté, la pratique de référence dans le secteur repose aujourd’hui sur l’analyse par fluorescence X (XRF), une technologie non destructive qui permet d’identifier précisément la composition d’un alliage (taux d’or, d’argent, de cuivre, etc.) en quelques secondes. De nombreuses enseignes concurrentes mettent en avant cet outil sur leur site, en expliquant que cela évite les tests acides plus anciens et moins précis. Dans le cas du Comptoir du Rachat d’Or, aucune communication publique ne vient confirmer l’usage systématique de la fluorescence X, ce qui peut laisser supposer un recours majoritaire aux tests acides et au simple contrôle des poinçons. Pour vous protéger, il est donc judicieux de vérifier si l’opérateur utilise bien un appareil XRF ou, à défaut, d’exiger une démonstration claire de la méthode d’analyse employée.
Grille tarifaire appliquée selon le cours du london bullion market association
Le cours de l’or est fixé deux fois par jour à Londres via le London Bullion Market Association (LBMA) et sert de référence à l’ensemble de la profession. À partir de ce cours officiel (souvent appelé « cours spot » ou « fixing »), chaque société de rachat établit une grille interne de rachat au gramme en fonction du titrage (9, 14, 18, 22 carats, etc.). Les acteurs les plus transparents publient cette grille sur leur site et la mettent à jour au fil des variations du cours de l’or. Or, l’un des reproches récurrents adressés au Comptoir du Rachat d’Or concerne précisément l’absence d’affichage clair des prix de rachat, que ce soit en ligne ou sur le lieu de vente itinérant.
Concrètement, cela signifie que vous ne disposez pas d’un repère chiffré avant de vous déplacer, ni au moment de la transaction, pour comparer le prix au gramme proposé avec le cours spot du jour. Des exemples tirés du marché montrent pourtant l’importance de cette transparence : pour un lingot négocié à 55 000 € le kilo, le gramme d’or fin vaut environ 55 €/g. Pour de l’or 18 carats, qui contient 75 % d’or pur, la base théorique se situe autour de 41–42 €/g avant commissions et taxes. En l’absence de grille publiée, le vendeur chez LCRO garde la main sur le discours et peut vous proposer des prix bien en dessous de ce référentiel sans que vous puissiez contester facilement sur place.
Calcul du prix de rachat : décote et commission pratiquées
Chaque comptoir de rachat applique une décote sur le cours de l’or pour couvrir ses frais de fonctionnement (fonte, transport, assurance, charges) et dégager une marge. Cette décote se matérialise généralement par une commission au gramme, oscillant selon les acteurs entre 5 % et 25 % pour les bijoux, en fonction du volume, de la qualité des pièces et du positionnement commercial. Les témoignages relatifs au Comptoir du Rachat d’Or font état de commissions nettement plus élevées, parfois proches de 50 %, sans que cela soit explicitement annoncé au client avant la transaction.
Un exemple concret illustre ce fonctionnement : pour quelques bagues et bijoux en or cédés à LCRO, un client, après vérification a posteriori, constate que le cours de l’or du jour et le poids total de ses objets auraient théoriquement dû conduire à un prix de rachat bien supérieur au montant encaissé. La différence, correspondant à la commission implicite, avoisinerait la moitié de la valeur brute calculée. Ce type de décote importante peut se comprendre pour de très petits lots ou des bijoux difficilement revendables en l’état, mais il devient problématique lorsqu’il est appliqué systématiquement sans information préalable claire. Pour éviter ce piège, vous pouvez arriver avec vos propres calculs : poids estimé, cours de l’or du jour, valeur théorique pour votre alliage, afin d’identifier immédiatement si la commission annoncée est raisonnable ou excessive.
Délai de traitement entre estimation et paiement effectif
Le délai entre l’estimation et le paiement est un critère déterminant pour de nombreux vendeurs qui ont parfois un besoin urgent de liquidités. Sur ce point, les acteurs du secteur se sont fortement professionnalisés, proposant le plus souvent un paiement immédiat par chèque ou virement, une fois le contrat signé et la période de rétractation réglementaire prise en compte. Dans le cas des opérations itinérantes du Comptoir du Rachat d’Or, la promesse commerciale met en avant un règlement rapide, mais les avis disponibles montrent une certaine variabilité dans la réalité, notamment lorsqu’une expertise complémentaire est annoncée ou qu’un « test » doit être validé.
Des retours d’expérience plus larges sur le marché (y compris chez des concurrents) font état de délais de virement allant de 24 heures à plusieurs jours, ce qui reste acceptable si l’information est claire dès le départ. Ce qui pose davantage question dans l’écosystème LCRO, ce sont les situations où le vendeur indique « attendre toujours un retour de test » plusieurs mois après la remise de ses objets, ou ne pas parvenir à joindre un service client via le numéro indiqué (numéro non attribué, ligne indisponible). Pour vous prémunir de ce type de désagrément, assurez-vous avant toute cession de connaître précisément : la date d’envoi prévue du paiement, le mode de règlement (chèque barré ou virement, comme l’exige la loi) et le contact à joindre en cas de retard.
Typologie des objets acceptés : bijoux, pièces numismatiques et lingots
Comme la plupart des acteurs du rachat d’or, le Comptoir du Rachat d’Or accepte en principe une large variété d’objets en métaux précieux : bijoux en or, pièces de monnaie, lingots ou lingotins, voire or dentaire et débris industriels. La diversité de ces objets implique toutefois des modalités d’évaluation et de rachat différentes, selon qu’il s’agit de simples métaux destinés à la fonte ou de pièces à valeur numismatique. Pour vous, vendeurs, bien comprendre cette typologie permet d’éviter de céder une pièce rare au prix de la casse ou, à l’inverse, de surestimer des bijoux usés qui ne seront valorisés qu’au poids de l’or.
Rachat de bijoux en or 18 carats, 14 carats et 9 carats
Les bijoux représentent la majorité des objets présentés au Comptoir du Rachat d’Or : alliances, bagues, colliers, bracelets, boucles d’oreilles, pendentifs, montres en or, etc. En France, l’or 18 carats (750 millièmes) est le plus répandu, mais on rencontre également de l’or 14 carats (585 millièmes) et 9 carats (375 millièmes), notamment pour des bijoux plus récents ou importés. L’enseigne devrait donc, en théorie, distinguer clairement ces titrages et adapter le prix de rachat au gramme pour chacun. Dans la pratique, plusieurs retours signalent une absence de détail sur le reçu remis au client : ni indication du titre, ni cours de référence, ni ventilation par type d’alliage.
Cette opacité pose problème, car la valeur d’un bijou en or 9 carats peut être presque deux fois inférieure à celle d’un bijou de même poids en 18 carats. Sans information précise sur la nature de l’or racheté, vous ne pouvez pas vérifier si la décote appliquée est cohérente. Une bonne pratique consiste à relever soi-même les poinçons présents (tête d’aigle pour le 18 carats, coquille Saint-Jacques pour le 14 carats, trèfle pour le 9 carats) et, si besoin, à faire préalablement estimer vos bijoux par un autre professionnel (bijoutier ou concurrent) pour obtenir un ordre de grandeur. N’oubliez pas que vous êtes en droit de refuser l’offre de rachat si le prix proposé vous semble trop bas ou insuffisamment justifié.
Pièces d’or d’investissement : napoléon 20 francs, souverain et krugerrand
Les pièces d’or d’investissement comme le Napoléon 20 francs, le Souverain britannique ou le Krugerrand sud-africain obéissent à une logique de cotation différente de celle des bijoux. Elles se négocient généralement à un prix proche du cours de l’or, ajusté d’une prime positive ou négative selon la demande, l’état de conservation et, parfois, la rareté de l’année de frappe. Un comptoir spécialisé doit donc disposer d’une grille spécifique pour ces pièces, tenant compte du cours spot, de la prime du marché et de la liquidité auprès des fondeurs ou des investisseurs.
Les avis disponibles sur le Comptoir du Rachat d’Or font peu mention de ces pièces d’investissement, ce qui laisse penser que l’enseigne concentre principalement son activité sur les bijoux et la revente au poids pour la fonte. Cette orientation n’est pas problématique en soi, mais elle peut devenir pénalisante pour vous si vous cédez des Napoléons ou des Krugerrands au simple prix de l’or contenu, sans prise en compte de la prime potentielle. Dans ce cas précis, il est fortement recommandé de comparer les offres avec des spécialistes reconnus de l’or d’investissement, qui affichent la cotation de ces pièces en temps réel et précisent la prime appliquée à l’achat comme à la vente.
Conditions de rachat de l’or dentaire et des débris industriels
L’or dentaire (couronnes, inlays, etc.) et les débris industriels (copeaux, contacts électriques en or, résidus de fabrication) constituent une catégorie plus spécifique de métaux précieux. Leur valeur repose quasi exclusivement sur le poids d’or fin récupérable après raffinage, et la présence de céramique, de métaux de base ou d’autres matériaux requiert souvent une analyse plus poussée. Certains acteurs de la filière proposent des contrats de raffinage au réel, avec un pourcentage de récupération garanti et une facturation distincte des frais techniques.
Le Comptoir du Rachat d’Or n’apparaît pas, à ce stade, comme un spécialiste de ces segments. Les informations publiques restent limitées et aucun barème spécifique n’est mis en avant pour l’or dentaire ou les déchets industriels. En pratique, cela se traduit souvent par une forte décote appliquée par prudence, le professionnel estimant à la baisse le taux d’or réellement récupérable. Si vous disposez de quantités importantes d’or dentaire ou de débris industriels, mieux vaut envisager un interlocuteur dédié (raffineur, fondeur ou grossiste spécialisé) plutôt qu’un comptoir généraliste, afin de maximiser la valeur tirée de ces lots plus complexes.
Analyse comparative des avis clients sur trustpilot et google my business
Les plateformes d’avis en ligne sont devenues un outil incontournable pour évaluer la fiabilité d’un acteur du rachat d’or. Trustpilot, Google My Business, mais aussi des sites d’associations de consommateurs permettent de croiser des expériences positives et négatives. Pour le Comptoir du Rachat d’Or, les retours sont contrastés : certains clients saluent un service rapide et un accueil correct, tandis que d’autres dénoncent des offres de rachat jugées « ridiculement basses », une opacité sur les commissions et, parfois, une difficulté à joindre le service client. Comment décrypter ces avis pour vous faire une opinion nuancée ?
Évaluation de la transparence tarifaire et du respect du cours spot
Un thème revient avec insistance dans les avis : le manque de transparence tarifaire. Plusieurs consommateurs relatent des transactions au cours desquelles seule une commission orale (par exemple 3 % annoncés) est évoquée, sans que le détail de la cotation ne figure sur le reçu final. Celui-ci se limite parfois au montant global versé, sans mention du cours de l’or du jour, ni du prix au gramme, ni de la nature exacte des biens cédés. Cette absence de traçabilité chiffrée empêche toute vérification a posteriori, tant par le client lui-même que par un tiers (association de consommateurs, expert).
À l’inverse, des acteurs spécialisés dans le rachat en ligne, comme certains comptoirs concurrents, se distinguent par une transparence plus poussée : simulateur indiquant le prix de rachat estimatif en fonction du poids et du titrage, engagement à racheter au cours affiché si l’envoi intervient dans un délai donné, détail précis sur le contrat final. La comparaison entre ces approches met en lumière un point clé : lorsque le cours de l’or est clairement affiché et le calcul du prix de rachat expliqué, la confiance du client s’en trouve renforcée. Sans cette transparence, le risque de litige et de sentiment d’arnaque augmente mécaniquement, surtout dans un marché déjà entaché de scandales passés.
Retours d’expérience sur l’accueil en boutique physique versus envoi postal
Les avis mentionnent à la fois des expériences en face à face (lors de déplacements en hôtel ou dans des bureaux temporaires) et, plus largement dans le secteur, des transactions par envoi postal. Pour le Comptoir du Rachat d’Or, le modèle privilégié reste la rencontre physique itinérante, avec un accueil en salle dédiée dans un hôtel ou un restaurant. Certains clients relatent un contact courtois, professionnel, où l’on prend le temps d’expliquer la démarche, tandis que d’autres décrivent un personnel « désagréable », pressé de fermer ou donnant l’impression que le client dérange, surtout lorsqu’il ne vient qu’avec de petites quantités d’or.
À l’opposé, le rachat d’or par correspondance, très développé chez d’autres enseignes, suscite à la fois des éloges (simplicité, rapidité, suivi par e-mail) et des inquiétudes (peur de perdre son colis, impossibilité de contre-expertise). Des sites bien notés sur Avis Vérifiés ou Trustpilot mettent en avant la réactivité de leurs équipes, la clarté des échanges avec un interlocuteur identifié, et le respect strict des estimations en ligne. Si vous hésitez entre une rencontre physique avec LCRO et un envoi postal chez un concurrent, posez-vous la question suivante : préférez-vous la proximité mais moins de transparence écrite, ou une procédure à distance mieux documentée mais nécessitant une confiance préalable dans le transporteur et le prestataire ?
Taux de satisfaction concernant les délais de virement bancaire
Les délais de paiement ressortent également des retours clients comme un critère déterminant de satisfaction. Dans les expériences positives rapportées sur le marché, on retrouve souvent la même chronologie : réception du kit sous 24 heures, traitement du colis le jour même de sa réception, envoi du virement bancaire dans les 24 à 48 heures suivant l’acceptation du devis, le tout accompagné d’e-mails de suivi. Certains concurrents obtiennent ainsi des notations proches de 4,8/5, en insistant sur l’absence de « frais cachés » et la parfaite conformité entre estimation et paiement final.
Pour le Comptoir du Rachat d’Or, les témoignages sont plus mitigés. Si des transactions se déroulent sans accroc avec un règlement rapide, d’autres cas mettent en avant des délais jugés anormalement longs, voire l’absence de réponse après plusieurs semaines lorsque le client attend le retour d’un « test » ou d’une expertise complémentaire. Ce type de situation, combiné à un service téléphonique difficile à joindre, altère inévitablement la perception globale de l’enseigne. Avant de vous engager, n’hésitez pas à demander noir sur blanc (ou par e-mail) le délai de virement annoncé et à conserver tous les justificatifs de la transaction.
Examen des réclamations liées aux écarts de cotation
Un point sensible, souvent à l’origine des avis les plus sévères, concerne les écarts entre la cotation attendue et le montant finalement proposé ou versé. Des clients rapportent par exemple avoir obtenu une première offre jugée très basse (quelques centaines d’euros) pour un bijou qui, revendu ailleurs, a permis de récupérer trois fois plus. D’autres, après coup, recalculent la valeur théorique de leur lot à partir du cours de l’or publié par des sites de référence et découvrent une différence de plusieurs dizaines de pourcents, assimilée à une « taxe cachée » ou à une marge « honteuse ».
Face à ces réclamations, certaines réponses standardisées émanant d’entreprises du secteur (et parfois générées par des outils d’IA) insistent sur le caractère subjectif des avis et la variabilité des offres selon l’expertise propre à chaque acteur. Toutefois, dans le cas du Comptoir du Rachat d’Or, les critiques convergent sur un même reproche : l’absence de pédagogie au moment de la transaction. Lorsque vous ne savez ni comment est calculé le prix, ni quelle commission est appliquée, tout écart constaté ensuite est vécu comme une injustice. Pour limiter ce risque, comparez systématiquement plusieurs devis, privilégiez les enseignes qui détaillent leurs prix et, en cas de doute, n’hésitez pas à vous rétracter dans les délais prévus par la loi.
Conformité réglementaire et garanties de sécurité transactionnelle
Le rachat de métaux précieux est strictement encadré en France, notamment depuis la loi du 17 mars 2014 relative à la consommation. Tout professionnel achetant de l’or à un consommateur doit payer par chèque barré ou virement sur un compte au nom du vendeur, interdisant les paiements en espèces au-delà de seuils très bas. Il doit aussi tenir un « livre de police » recensant chaque transaction (identité du vendeur, descriptif et poids des objets, date, prix de rachat). Ces obligations visent à lutter contre le recel, l’évasion fiscale et les arnaques, mais aussi à protéger les consommateurs en assurant une traçabilité minimale des opérations.
En théorie, le Comptoir du Rachat d’Or, en tant que société enregistrée au registre du commerce, est tenu de respecter ces règles au même titre que les autres acteurs. Les avis disponibles n’évoquent pas de manquements flagrants à ces aspects formels (demande de pièce d’identité, émission de reçus, paiement non liquide). En revanche, certains éléments interrogent sur la qualité globale de la relation client : numéro de téléphone non attribué dans une réponse officielle, difficulté à obtenir par écrit le détail des primes et commissions, impossibilité de joindre un interlocuteur identifié pour un suivi de dossier. Sur un marché où la confiance est centrale, ces « signaux faibles » peuvent peser lourd dans votre décision de choisir ou non cette enseigne.
Du point de vue de la sécurité transactionnelle, plusieurs précautions simples s’imposent, quel que soit le professionnel choisi : vérifier l’existence légale de la société (numéro SIREN, adresse du siège, activité déclarée), s’assurer que le paiement se fera bien par chèque barré ou virement, exiger un reçu détaillé et garder une copie de tous les documents signés. Si l’entreprise opère en mode itinérant dans un hôtel ou un restaurant, notez également la date précise de présence sur place et un contact permanent (téléphone, e-mail) en cas de contestation ultérieure. En cas de litige avéré, vous pouvez vous tourner vers une association de consommateurs, la DGCCRF ou des organismes comme UFC-Que Choisir, voire Test-Achats en Belgique, qui suivent de près les pratiques du secteur.
Positionnement tarifaire face aux concurrents gold & union et godot & fils
Pour évaluer objectivement le positionnement du Comptoir du Rachat d’Or, il est indispensable de le comparer à des concurrents bien implantés, comme Gold & Union ou Godot & Fils. Ces enseignes disposent de boutiques physiques, de sites internet détaillant leurs prix et, pour certaines, d’une forte présence sur les plateformes d’avis avec des milliers de retours clients. Sur le plan tarifaire, elles affichent généralement leurs cours de rachat et de vente en temps réel, indexés sur le LBMA, avec une prime clairement indiquée pour les pièces d’investissement et les lingots. Cette transparence vous permet de savoir à quel niveau de décote vous pouvez vous attendre avant même de franchir la porte de la boutique ou d’envoyer votre colis.
En comparaison, le Comptoir du Rachat d’Or se distingue davantage par des offres ponctuelles et locales, mais souffre d’un déficit de visibilité sur ses prix. Plusieurs vendeurs ayant confronté ses propositions à celles de concurrents comme Gold & Union ou d’autres acteurs cités (par exemple Numagold ou Goldsilver) rapportent des écarts significatifs, souvent au désavantage de LCRO, tant à l’achat qu’à la revente. Cette différence peut s’expliquer par le modèle économique (structures plus légères, moins de volume, donc marge par opération plus importante), mais du point de vue du consommateur, elle se traduit tout simplement par un montant final plus faible pour un même lot d’or.
Au-delà du seul prix, le positionnement se joue aussi sur la qualité du service, la pédagogie, la rapidité et la réactivité du service client. Sur ces aspects, des acteurs comme Godot & Fils ou d’autres grands noms de l’or investissement ont construit leur réputation sur la durée, en combinant conseils, transparence des cotations et accompagnement des clients, notamment pour ceux qui souhaitent à la fois vendre et réinvestir dans l’or physique. Face à eux, LCRO apparaît davantage comme un opérateur opportuniste du rachat, profitant des périodes de « ruée vers l’or » pour organiser des tournées intensives, sans offrir le même niveau d’accompagnement de long terme.
En définitive, si votre priorité absolue est d’obtenir le meilleur prix possible pour la vente de votre or, la comparaison active des offres reste incontournable : faites jouer la concurrence, utilisez les simulateurs en ligne des grands acteurs, rapprochez-vous d’au moins deux ou trois professionnels différents. Comme sur tout marché en tension, celui du rachat d’or récompense les vendeurs qui prennent le temps de se renseigner, de poser des questions et de refuser les offres manifestement trop basses. Votre or ne se vend qu’une fois : mieux vaut consacrer quelques heures à cette mise en concurrence que de regretter durablement une transaction trop hâtive.